
« 16Mais maintenant se réalise ce qu’a dit le prophète Joël: 17Dans les derniers jours, dit Dieu, je déverserai de mon Esprit sur tout être humain; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves. 18Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, durant ces jours-là, je déverserai de mon Esprit et ils prophétiseront. 19Je ferai des prodiges en haut dans le ciel et des signes miraculeux en bas sur la terre: du sang, du feu et une vapeur de fumée; 20le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. 21Alors toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée. » (Actes des apôtres 2 : 16-21)
Quelle parole extraordinaire de Dieu ! Un Dieu libérateur ! Un Dieu qui souhaite faire de chaque Homme un membre de son peuple. Et qui établit son peuple comme un peuple de prophètes. De même qu’Il l’a établi comme un peuple de prêtres (1 Pierre 2 : 9). C’est la beauté… prophétique ! du sacerdoce universel.
Chaque chrétien est prophète d’abord parce que le Saint-Esprit qui vient demeurer en lui et sa foi témoignent de la résurrection du Christ. Et, nous pouvons distinguer dans ce texte, différents types de prophétisme :
– un prophétisme plus classique où le chrétien transmet la Parole de Dieu, a la faculté d’interpréter la volonté de Dieu qu’il reçoit par des visions, des rêves, au sens propre, divinement inspirés ;
– un prophétisme que j’aime appeler « prophétisme incarné », c’est s’engager auprès des plus pauvres, protéger la Création, s’engager dans des actions ou des fonctions politiques… ;
– le leadership serviteur car les visions, les rêves (compris dans ce texte au sens figuré) sont des particularités du leadership.
Le prophétique est intimement lié à la mission, à l’annonce et au témoignage de l’Évangile et, la mission comme le prophétique, concernent tous les chrétiens.
Laissons-nous interroger par ce texte sur nos manières de « faire mission », pour ne pas la réserver à des spécialistes car cela freine l’élan missionnaire.
Jean-François Bongrand
