Quelques rayons de soleil faisaient fondre le brouillard mais cela ne suffisait pas à réchauffer les rues de la ville. Le froid, tout juste contenu par l’épais manteau de sa barbe, lui crevassait la peau. Assis sur un carton, près de l’esplanade des Beaux-Arts, il pouvait voir le square Verdrel qui se disposait en fond tandis que les passants s’emmitouflaient dans leur cache-col. C’était un endroit qu’il aimait beaucoup, où la poésie s’invitait dans la frénésie de la ville et l’aidait à surmonter l’hiver. Il y demandait l’aumône avec un récipient décoré de petites branches de houx.
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Jean-François Bongrand
