9Après avoir dit cela, il s’éleva dans les airs pendant qu’ils le regardaient et une nuée le cacha à leurs yeux. 10Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, deux hommes habillés de blanc leur apparurent 11et dirent: «Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous à regarder le ciel? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous reviendra de la même manière que vous l’avez vu aller au ciel.» (Actes des apôtres 1 : 9-10)
Les apôtres ont « les regards fixés vers le ciel ». Le terme « fixés » est traduit du grec « atenizo » dont une des significations est : « fixer son esprit sur quelqu’un comme exemple ». Cela peut être dans le sens de « par exemple ». Ici, le texte peut nous laisser le comprendre dans le sens d’un mentor, d’un berger, d’un leader.
Les apôtres assistent au départ de celui avec qui ils ont vécu de manière intense pendant trois ans, qui les a aimés, enseignés, leur a lavé les pieds… nous pouvons imaginer leur stupéfaction et leur émotion.
Deux anges leur apparaissent et leur demandent pourquoi ils restent à regarder le ciel. Le terme « rester » est traduit du grec « histemi » qui peut être traduit par « rester immuable ». Je ne crois pas que les anges leur adressent un reproche mais les aident à entrer dans leur appel : avec la puissance du Saint-Esprit qu’ils vont recevoir à la Pentecôte, aimer et être aimés, manifester le caractère de Dieu, être des témoins, des mentors, des bergers, des leaders pour que d’autres le soient à leur tour et que les Hommes soient réconciliés avec Dieu et apprennent à le connaître.
Jean-François Bongrand
